Grossesse : l’acide folique réduirait le risque d’autisme




Grossesse

CC0 Public Domain /Pixabay

Grossesse. Selon une nouvelle étude – ses résultats ont été publiés dans la revue spécialisée « Environmental Health Perspectives » – les mères ayant pris des doses élevées d’acide folique ou vitamines B9 avant et pendant la grossesse aurait bien moins de risques que les autres de donner naissance à des enfants atteints d’autisme.

Ainsi, et selon cette étude menée par des chercheurs  de l’université de Californie à Davis, la prise d’au moins 800 microgrammes d’acide folique/jour suffirait à diminuer ce risque.

Grossesse : l’acide folique réduirait le risque d’autisme

Cette étude a consisté en un suivi de 516 enfants vivant essentiellement en zone rurale et âgés de 2 à 5 ans. Pourquoi la zone rurale a t-elle été privilégiée par les scientifiques ? Tout simplement parce que les pesticides y sont utilisés à des niveaux élevés et qu’ils représentent un vrai danger pour la future maman mais aussi l’enfant à naître.

De précédentes ont d’ailleurs suggéré qu’ils pouvaient être à l’origine d’une augmentation : du nombre de morts fœtales (fausses-couches), de malformations congénitales, de leucémie ou bien encore de tumeurs cérébrales (INSERM).

Aujourd’hui les chercheurs pensent que les pesticides sont aussi à l’origine de certaines formes d’autisme.

Selon cette étude, les femmes ayant pas ou peu consommé d’acide folique et qui ont été exposées durablement aux pesticides – 3 mois avant la conception et 3 mois après – ont exposé leurs enfants à plus de risques.

«La consommation d’acide folique en-dessous de la moyenne associée à l’exposition aux pesticides a été liée à un risque d’autisme plus élevé, comparé à une consommation basse ou une exposition aux pesticides de manière isolée (…) les enfants qui avaient le risque le plus élevé étaient ceux dont les mères ont été exposées régulièrement aux pesticides » a expliqué le Docter Schmidt, principal auteur de l’étude.

Grossesse : l’acide folique recommandé

Comme le rappellent les autorités sanitaire les conséquences d’une carence en acide folique chez la femme enceinte peuvent être dramatiques : anomalies du développement des tissus maternels (placenta, circulation sanguine), anomalies de développement du fœtus (spina bifida, anencéphalie), retard de croissance du fœtus, augmentation du risque de prématurité, faibles réserves en folates chez le nourrisson. C’est pourquoi, et à partir de l’adolescence, il est recommandé à la population féminine de veiller à la couverture de leurs besoins en acide folique.

Généralement les médecins prescrivent une prise quotidienne de 400 microgrammes/jour  jusqu’à la 12e semaine d’aménorrhée. Mais pour être efficace, cette supplémentation doit débuter plusieurs semaines avant la conception (au moins 4 semaines). C’est pourquoi les professionnels de santé sont régulièrement invités à relayer l’information aux femmes en âge de procréer.