Bordeaux : la vaisselle en plastique des cantines inquiète




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Bordeaux, Gironde. Les parents d’élèves de Bordeaux ne sont pas contents du choix de la municipalité qui a remplacé les assiettes en verre trempé des cantines scolaires par des assiettes en plastique et pour être plus précis en copolyester. Officiellement c’est parce qu’elles sont moins bruyantes et surtout parce qu’elles ne cassent pas.

Le plastique n’ayant généralement pas bonne presse, les parents se sont juste à titre inquiétés de l’utilisation de ces assiettes et des conséquences possibles sur la santé de leurs enfants.

Vaisselle en plastique : Alain Juppé fait réaliser des analyses

C’est pourquoi Alain Juppé, le Maire de Bordeaux, a décidé de diligenter des analyses complémentaires. Elles ont été réalisées en laboratoire et sous contrôle d’huissier précise la mairie.

L’objectif était de vérifier l’absence de transfert d’éléments chimiques vers les aliments avec un risque d’ingestion et l’absence de transfert vers les aliments de perturbateurs endocriniens qui pourraient avoir des effets néfastes sur la santé des enfants. Ces analyses chimiques et biologiques ont été menées avec des assiettes neuves, des assiettes ayant 6 mois et ayant 2 ans d’utilisation

Et dans les deux cas, il n’y eu aucun impact détecté sur les activités des hormones. Les résultats démontrent que, malgré les altérations dues à l’usage, cette vaisselle conserve ses capacités initiales sans éléments de nature à porter atteinte à la santé des utilisateurs.

Le collectif bordelais « Cantine sans plastique» n’est pas convaincu

Oui mais ces analyses n’ont pas convaincu le collectif bordelais « Cantine sans plastique » qui, au nom du principe de précaution, réclame le retrait de ces assiettes des cantines scolaires de la commune. Un appel à manifester a même été lancé pour le 20 septembre

Le collectif déplore que ces analyses étaient été menées sans concertation et sans respect de la méthodologie demandée.

Citée par Rue 89 Magali Della Sudda, porte-parole du collectif, a notamment déclaré : « Les trois volets de tests que nous avons demandés ne sont pas tous réalisés. Il y en a que deux qui ont été faits, chimique et biologique, et ils sont tout de même incomplets. On regrette surtout l’absence du volet microbien. La vaisselle en plastique se raye facilement et les rayures favorisent l’accumulation de bactéries. »

Evoquant des résultats partiels, elle dénonce des éléments troublants dans ces analyses et la présence notamment du fameux Bisphénol A, ce perturbateur endocrinien si décrié alors qu’il est censé être interdit…