La nouvelle mode des paillettes dans le vagin inquiète…




CC0 Public Domain /Pixabay

Il y a des tendances et/ou des modes qu’on a toujours beaucoup de mal à comprendre. Mais celle des paillettes de vagin – aromatisées aux bonbons s’il vous plaît – est aussi étonnante qu’inquiétante. De nombreux gynécologues tiennent d’ailleurs à alerter celles qui pourraient être tentées par cette nouvelle mode sortie de nulle part et qui rencontre malheureusement un énorme succès.

De quoi parle t-on ? De capsules remplies de paillettes qu’il faut s’introduire dans le vagin une heure avant un rapport amoureux.  Une idée particulière vous en conviendrez née de l’imagination débordante de la  société Pretty Woman Inc.

Baptisées « Passion Dust Intimacy Capsules », ces capsules sont composées d’amidon de maïs, de poudre d’acacia et de stéarate végétal. Censées pimenter un peu les rapports,  elles permettent de faire briller les fluides vaginaux sécrétés naturellement par la femme. Et parce que ses concepteurs ont pensé à tout, ils les ont aromatisées aux bonbons. On vous laisse imaginer pourquoi…

Des capsules qui font tellement fureur qu’il est désormais impossible de s’en procurer. Ceux qui passent commande se retrouvent en liste d’attente.

Et si certains trouveront l’idée amusante, d’autres s’inquiètent déjà. Les gynécologues sont en effet inquiets de cette nouvelle mode car elle n’est pas sans risque pour la santé des femmes

Les risques sont en effet nombreux : infections, inflammations, vaginose bactérienne, dégâts inflammatoires douloureux ou bien encore « rayures minuscules au vagin »…etc

D’où la mise en garde du docteur Vanessa Mackay, porte-parole de l’association des gynécologues britanniques. Interrogée par « The Independent », une info reprise en France par Top Santé, elle a déclaré à propos de ce phénomène : « Le vagin contient un équilibre très fin de bonnes bactéries, qui sont là pour le protéger. Si les femmes introduisent des corps étranger à l’intérieur de leur vagin, elles risquent de perturber l’équilibre de la flore vaginale, ce qui peut entraîner des infections, des inflammations, et même une vaginose bactérienne »

Mais visiblement les consommatrices n’ont que faire de ces avertissements. 7.000 commandes seraient actuellement en liste d’attente.  Et il semblerait que cela ne soit qu’un début si l’on se réfère au buzz généré par ces capsules sur les réseaux sociaux.