Est-ce que notre enfance a une influence sur nos choix politiques futurs ?




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Dis-moi comment s’est passée ton enfance et je dirais pour qui tu votes. Selon les conclusions d’une équipe de chercheurs de l’Inserm (Unité 960 « Laboratoire de Neurosciences Cognitives » Inserm/ENS), avoir souffert de pauvreté étant jeune est associé à une plus forte adhésion à des attitudes politiques autoritaires à l’âge adulte.

Et cela ne se vérifie pas qu’au sein de la population française mais également sur un échantillon de 46 pays européens. Pour ceux qui sont intéressés sachez que les résultats complets de cette étude ont été publiés dans la revue Evolution and Human Behavior.

L’objectif de cette étude était de mieux comprendre les origines du succès de l’autoritarisme. Depuis le début des années 2000, la plupart des pays occidentaux voient une montée historique des partis autoritaires. Parallèlement, les attitudes autoritaires se généralisent dans nombre de partis politiques. L’analyse de ces phénomènes politiques repose le plus souvent sur des facteurs contextuels comme la crise économique ou la menace terroriste, qui favorisent en effet les attitudes autoritaires. Toutefois, de récentes recherches en biologie et en psychologie ont montré que l’environnement auquel un individu est exposé pendant son enfance peut également influencer son comportement à l’âge adulte. Des chercheurs de l’Inserm, en collaboration avec SciencesPo, ont voulu savoir si de tels processus étaient mis en jeu dans le développement des attitudes politiques. Plus particulièrement, les chercheurs se sont intéressés à l’effet de la pauvreté dans l’enfance sur les attitudes autoritaires.

Pour mesurer les préférences politiques, les chercheurs se sont appuyés sur des tests demandant aux participants leurs premières impressions sur des visages. De précédentes études en psychologie ont en effet montré que les attitudes politiques influençaient les préférences pour certains types de visages et que de simples jugements sur des visages de candidats permettaient de prédire les résultats des élections politiques. En s’inspirant de ces travaux, les chercheurs du Laboratoire de Neurosciences Cognitives ont mesuré la préférence pour des hommes politiques fictifs représentés par des visages modélisés par ordinateur et calibrés pour représenter des niveaux de dominance et de confiance variables.

Les dimensions de « confiance » et de « dominance » sont orthogonales l’une à l’autre. Toutes les combinaisons sont possibles : un visage peut être très dominant et peu digne de confiance, très dominant et très digne de confiance, peu dominant et peu digne de confiance ou peu dominant et très digne de confiance.

Deux tests ont été développés par les chercheurs. Un test simplifié pour les enfants et un autre pour les adultes.

41 enfants de 7 ans ont dû choisir, parmi des visages plus ou moins dominants et plus ou moins dignes de confiance, leur capitaine d’équipe pour mener une expédition en montagne.

Ce premier test a montré que les enfants exposés à des conditions socio-économiques défavorables préféraient des capitaines plus dominants et moins dignes de confiance que leurs camarades vivant dans des milieux plus favorables.

En s’appuyant sur cet effet précoce de la pauvreté, les chercheurs se sont ensuite intéressés à son influence sur les préférences politiques ultérieures. En partenariat avec l’Institut de sondage IPSOS, ils ont mesuré les préférences d’un échantillon représentatif de la population française (1000 participants, méthode des quotas) pour des hommes politiques plus ou moins dominants et plus ou moins dignes de confiance. Dans cette partie de l’étude, des visages plus ou moins dominants et dignes de confiance étaient présentés aux participants deux par deux et de manière aléatoire, avec la question suivante : « pour qui voteriez-vous ? »

Cette étude a permis de révéler qu’avoir souffert de la pauvreté pendant l’enfance augmentait la préférence pour des hommes politiques dominants et peu dignes de confiance à l’âge adulte et ce quel que soit le niveau d’éducation et le niveau socio-économique actuel des participants.

L’équipe de recherche s’est enfin plus directement intéressée aux attitudes explicitement autoritaires en demandant aux participants de l’étude leur niveau d’adhésion à la phrase suivante : « je pense qu’avoir à la tête du pays un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du parlement ni des élections est une bonne chose ». L’analyse de ces réponses a montré qu’avoir souffert de la pauvreté pendant l’enfance augmentait l’adhésion à des attitudes explicitement autoritaires, non seulement dans l’échantillon de la population française interrogé mais également sur un panel de 46 pays européens.

A travers trois tests différents, ces travaux permettent de mettre en évidence l’importance de facteurs précoces dans la détermination des attitudes politiques et enrichissent ainsi la compréhension des dynamiques des démocraties.

Crédit/Source : Communiqué INSERM

Wamiz/Presse

Quelles priorités pour les propriétaires d’animaux de compagnie ?

En pleine période électorale – et oui après la présidentielle, place aux législatives – vous êtes-vous demandé quelles étaient les priorités des propriétaires d’animaux de compagnie ? Et bien sachez qu’en dehors de toutes considérations politiques ils ont pour priorités :

– Durcir les sanctions pénales pour actes de maltraitance
– Interdire l’expérimentation sur les chiens et chats
– Interdire la vente des chiens et chats en animalerie
– Aider les plus démunis et développer la médiation animale
– Favoriser la stérilisation

Wamiz, média numéro 1 européen sur les animaux de compagnie, a interrogé plus de 3000 français, propriétaires d’au moins un animal de compagnie et inscrits sur les listes électorales, pour mieux comprendre leurs attentes en matière de politique.

A force de vidéos choquantes et de faits divers relatant des actes de maltraitances sur les animaux, les Français ne veulent plus fermer les yeux : la question animale est devenue un sujet de société qui a maintenant toute sa place dans le débat public. Déringardisée, elle ne fait plus sourire ; au contraire, elle risque bien de peser pour la première fois sur les résulats électoraux. Alors que 60 millions d’animaux de compagnie partagent la vie d’un foyer français sur deux, la cause animale est devenue un enjeu politique qui va influencer le vote de nombreux électeurs.

VOLET 1 : Les priorités des propriétaires d’animaux de compagnie

Pour en savoir plus sur les priorités des Français possesseurs de chiens et chats, Wamiz a donc décidé de se focaliser sur la cause des animaux de compagnie (et non des animaux d’élevage et de la faune sauvage) et espère pouvoir obtenir des retours concrets auprès de chaque candidat. Décryptage des 5 grandes tendances et priorités incontournables telles que la protection, l’adoption, la santé et le bien-être, l’expérimentation, l’éducation… :

PROTECTION ANIMALE : 38,5% veulent plus de sanctions pénales

Bien que reconnu depuis 2015 comme « être vivant doué de sensibilité » dans le Code civil (515-14), l’animal est encore trop souvent victime d’actes de maltraitance. Et si la loi les condamne à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende au maximum, ces peines sont rarement – voire jamais – appliquées. Pour lutter contre la maltraitance, les propriétaires d’animaux de compagnie souhaitent donc que les sanctions pénales pour les abandons, sévices graves et actes de cruauté envers les animaux soient alourdies.

La création d’une brigade de protection animale et d’un fichier « liste noire » des personnes condamnées pour ces actes permettraient un meilleur contrôle des dérives dont les animaux peuvent être victimes.

ACQUISITION ET TRAFICS : 28,3% souhaitent plus de police sur le terrain

Les résultats de cette partie du sondage reflètent un manque de confiance envers les élevages et animaleries de la part des acquéreurs d’animaux de compagnie. Il en résulte une volonté de renforcer les cellules de lutte contre les trafics, les enquêtes de terrain et les contrôles dans ces établissements. De manière générale, les propriétaires d’animaux de compagnie plébiscitent un mode d’acquisition des animaux plus éthique afin de privilégier l’adoption plutôt que l’achat, notamment en imposant aux animaleries des journées « adoption » et/ou un quota de chiens et de chats issus de refuges.

ANIMAL DE CIE AU QUOTIDIEN : 29,3% aimeraient des dispensaires pour les plus démunis

Désireux d’apporter à leurs animaux de compagnie tout ce dont ils ont besoin mais conscients que la santé a un coût, les Français aimeraient que l’accès aux soins leur revienne moins cher : ils sont plus de 29% à vouloir plus de dispensaires vétérinaires pour les personnes à faibles revenus. Toujours dans le souci du bien-être animal, 23% souhaitent que les communes prennent en charge la stérilisation des chats errants afin d’éviter la reproduction intensive que certaines villes connaissent.

EXPERIMENTATION ANIMALE : 37,8% veulent l’interdire sur les chiens et chats

Beagles, Golden retrievers, Briards… Chaque année, 3000 chiens servent de cobayes dans les laboratoires français, d’après un rapport de la Commission européenne (2010). On sait que les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir interdire les souffrances animales dans les laboratoires, ainsi, sans étonnement, 37,8% ont voté pour l’interdiction de l’expérimentation animale sur nos petites bêtes à poil.

ANIMAL ET SOCIETE : 27,2% sont plus que favorables à la médiation animale dans les centres médicalisés et en prison.

La présence d’un animal procure de nombreux bienfaits et les Français en sont convaincus. C’est la raison pour laquelle ils souhaitent que l’accès dans différents établissements (hôpitaux, maisons de retraite, prisons etc) soit facilité aux animaux domestiques et ce, afin d’encourager la médiation animale. Conscients que les enfants sont les maîtres de demain, ils souhaitent également que l’école sensibilise au respect des animaux dès le plus jeune âge

SECURITE SOCIALE : 59,4% des personnes interrogées souhaitent une sécurité sociale pour les animaux de compagnie.

Un imprévu est vite arrivé, et face à la maladie ou à un accident, les propriétaires d’animaux de compagnie sont solidaires : de la même manière qu’ils souhaitent plus de dispensaires vétérinaires accessibles aux personnes à faibles revenus, ils aimeraient également voir la création d’une Sécurité sociale pour animaux. Equivalente à notre Assurance maladie, elle serait financée par tous les propriétaires d’animaux identifiés.

VOLET 2 : Comment voteront les propriétaires d’animaux de compagnie

En cette période électorale, les amoureux des animaux souhaiteraient en savoir plus sur les engagements des candidats en faveur de la cause animale : 57% des sondés estiment d’ailleurs que cette cause est plus présente dans le débat politique aujourd’hui que lors des élections de 2012, mais plus de 97% d’entre eux s’estiment mal informés sur les prises de position des candidats sur ce sujet. Pourtant, 43% des propriétaires d’animaux de compagnie ne savent pas encore pour qui voter, et ils sont autant d’électeurs potentiels.

OUI POUR UN CANDIDAT SENSIBLE A LA CAUSE ANIMALE

En 2012, 46% des propriétaires d’animaux déclarent avoir voté pour un candidat sensible à la cause animale. En 2017, les chiffres explosent : 93% envisagent de voter pour un candidat qui fera des propositions concrètes pour nos animaux.

UNE INFORMATION QUI NE PASSE PAS : 97% s’estiment être mal informés

Si les électeurs veulent privilégier un candidat « cause animale », 97% s’estiment néanmoins mal informés. Les candidats communiquent mal ou pas assez sur leur programme et cela risque de leur jouer des tours. Seuls quelques candidats, à l’instar de Nicolas Dupont-Aignan et Yannick Jadot ont signé les propositions du collectif AnimalPolitique mais peu communiquent réellement sur le sujet. D’autres, tels que Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, ont également soumis des projets en faveur des animaux.

*Méthodologie : enquête réalisée sur le site Wamiz.com du 16 au 20 février 2017, auprès de 3200 propriétaires d’au moins un animal de compagnie, âgés de plus de 18 ans et inscrits sur les listes électorales françaises. Crédit source : communiqué Wamiz.com