Les ados ont peur du cancer mais se sentent mal informés…


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Alors que déroule actuellement la Semaine nationale de lutte contre le cancer, la Ligue contre le cancer poursuit son combat pour faire évoluer l’image sociétale du cancer. Parce que la lutte concerne tout le monde, y compris les plus jeunes, la Ligue contre le cancer donne la parole aux adolescents de 15 à 18 ans et leur pose une question complexe : quel regard portez-vous sur le cancer ? Retours sur les résultats du sondage inédit OpinionWay pour la Ligue contre le cancer.

Adolescents, quel regard portez-vous sur le cancer ?

Opinionway – pour la Ligue contre le cancer – est parti à la rencontre des jeunes et leur a posé une série de question pour comprendre leur perception, leur niveau de connaissance sur la maladie, les facteurs de risques et avoir leur avis.

En bref

•74% ont peur du cancer et 48% pour eux-mêmes.
•Les traitements pour lutter contre cette maladie sont trop chers pour 89% des adolescents interrogés et 85% d’entre eux estiment qu’il n’y a pas assez de budget pour la recherche sur les traitements anticancéreux.
•96% ont conscience du fait qu’on peut avoir un cancer à tout âge.
•Les facteurs de risque identifiés sont en premier lieu le tabac (94%) et la radioactivité (93%). Le cannabis, l’alimentation et le manque d’activité physique sont des facteurs sous-estimés.
•40% des jeunes interrogés pensent que le cancer est une maladie héréditaire.
•82% d’entre eux pensent qu’on peut guérir d’un cancer.
•1 jeune sur 2 se sent mal informé (53%) sur la maladie.

Impliquée de longue date auprès des adolescents, la Ligue contre le cancer a initié des actions pour mieux prendre en compte cette population spécifique :
•avec le programme « Enfants, adolescents et cancer » qui depuis plus de 10 ans, et grâce au partenariat avec les magasins E. Leclerc, finance des projets de recherche, et ainsi des avancées thérapeutiques majeures, et le développement d’Espaces Ados dans les lieux de soins ;
•au travers d’actions de prévention menées auprès des plus jeunes, en milieu scolaire ou universitaire, pour informer sur les facteurs de risque (tabac, soleil, alcool) et promouvoir les dépistages : chaque année 120 000 élèves sont sensibilisés. En 2016, 70 interventions auprès des étudiants sont menées, 49 actions spécifiques en direction des jeunes en difficulté et en déscolarisation ;
•par l’accueil des 103 comités départementaux de la Ligue qui au quotidien sont au contact des personnes malades, leur apportent informations, soutien, services et activités adaptées pour les accompagner dans leur parcours de soins et de vie ;
•en ayant obtenu le droit à l’oubli pour les enfants et adolescents atteints d’un cancer pendant leur enfance afin qu’ils bénéficient du même accès à l’emprunt que tous et ainsi réaliser leurs projets de vie à l’âge adulte.


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« Sondage OpinionWay pour La Ligue contre le cancer », méthodologie : Enquête réalisée du 1er au 6 mars 2017, sur un échantillon de de 504 jeunes âgés de 15 à 18 ans représentatif de la population française âgée de 15 à 18 ans. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle du chef de famille, de catégorie d’agglomération et de région de résidence. OpinionWay a réalisé cette enquête en appliquant les procédures et règles de la norme ISO 20252.

Le saviez-vous?

L’association Jeunes Solidarité Cancer (JSC), partenaire de la Ligue, favorise également les liens entre pairs afin de développer un réseau de solidarité entre jeunes touchés par le cancer. Depuis 2000, elle anime un forum dédié aux 15-30 ans, malades ou proches, et a lancé récemment l’application JSC, premier réseau social destiné aux Adolescents et Jeunes Adultes, téléchargeable gratuitement sur l’App Store et Play Store. Partage d’informations, d’humeur ou même d’humour, ce nouvel espace offre aux jeunes confrontés au cancer (malades, anciens malades et proches), la possibilité d’échanger ensemble sur des thématiques diverses. Cet outil, simple et ludique, doit permettre à ces jeunes de rompre l’isolement dont ils sont trop souvent victimes, notamment durant leurs parcours de soins.